"NO PASARAN", un film de Eric Martin & Manu Caussé
"NO PASARAN", en avant-première à Saint-Gaudens le mardi 23 juin 2009
| Maxence Lafourcade (Cyril Lecomte), le Héros Pyrénéen du film... |
EN AVANT-PREMIÈRE À SAINT-GAUDENS
SYNOPSIS :
"Maxence Lafourcade, célibataire tranquille, élève des cochons dans les Pyrénées. Sa vie bascule lorsqu’il apprend que la prochaine autoroute traversera ses montagnes, sa vallée, sa ferme, sa chambre…!"
"Pour affronter le Député-Maire cynique et son projet, il doit faire une alliance contre nature avec "L'Américain du Coin". Peter Konchelsky, avocat désabusé à la retraite, adopte la cause du fermier sous le regard étonné de Scarlett, sa fille. Artiste excentrique, elle découvre en Maxence un modèle humain inattendu ! Se joignent à cette bande de "Résistants" : Inès éco-terroriste toujours à la pointe du combat, Fabrice, champion de l'équipe locale qui juge que son oncle le Maire a perdu "l'esprit rugby", et Bouzigue, cousin de Maxence, qui craint de perdre les clients de sa station service..."
"No Pasaran !", "No Pasaran !", un film de Eric Martin et Emmanuel Caussé, avec Rossy de Palma, Murray Head, Bernard Blancan, Elodie Navarre, Cyril Leconte... "
(PierreJavauxProductions-RézoFilms)
À la mémoire de ma "Mémé Jeanne" (27 ou 29/11/1927 - 17/12/2008), disparue quelques mois trop tôt... (J.H)
"NO PASARAN", Quand Pyrénées, Ours et Autoroute ne font pas bon ménage...
| "Encore un film de m.... !" par Eric Martin et Emmanuel Caussé ©Martin |
Cinéma, loisirs, culture, polémique, ours, autoroute, Pyrénées, développement durable
Arbas (31160), Pays de Comminges, Haute-Garonne
Dans le cadre de la sortie en exclusivité sur nos écrans régionaux du film « No Pasaran », le village « martyr » d'Arbas et le cinéma « Le Régent » organisent une projection plein air à tarif unique ce vendredi 24 juillet 2009 à 21h30...
« NO PASARAN »
Quand Pyrénées, Ours et Autoroute ne font pas bon ménage...
"Le premier avril 2006, entre 200 et 300 chasseurs et éleveurs anti-ours membres de l'ASPAP, association soutenue financièrement par le Conseil Général de l'Ariège et son Président, Augustin Bonrepaux, mais aussi par le « Député-maire » socialiste du coin, Jean-Louis Idiart, sont venus littéralement mettre à feu et à sang le petit village d'Arbas, devant des forces de l'ordre (Gendarmerie) curieusement passives. Incendies volontaires, destructions et dégradations de biens public, menaces de mort et autres atteintes aux personnes qui auraient été certainement plus « attentivement et rapidement » maîtrisés en zone de violences urbaines que dans nos contrées pyrénéennes excentrées et reculées. Ce vendredi, un débat public succèdera à la projection du film « No Pasaran » en présence d'élus, de décideurs, et d'Emmanuel Caussé, co-réalisateur."
Les Pyrénées, l'ours et l'autoroute ne font pas bon ménage ? Pas si sûr, et tout dépend pour qui... Le film « No Pasaran », en choisissant une thématique pyrénéenne (une autoroute devant relier la France à l'Espagne en traversant le massif), et donc chère aux pyrénéens, ne pouvait, fatalement, qu'assumer son destin créatif d'histoire fictive, à savoir celui d'être en-deçà de la réalité...
Car en choisissant l'Ariège pour la beauté sauvage de ses « décors », les réalisateurs Caussé et Martin ont installé leurs caméras, sans le savoir, sur l'autoroute Amsterdam-Barcelone, suscitant la panique chez le promoteur local de cette transpyrénéenne, le « Député-Maire local », et par ailleurs Président du Conseil Général de l'Ariège, Augustin Bonrepaux...
Un autre façon pour nos deux larrons-réalisateurs de faire du tourisme local et de découvrir que les coups tordus, ça existent « pour de vrai » en Midi-Pyrénées... : Enquête des Renseignements Généraux, refus de délivrer les autorisations administratives de tournage, la Mairie de Lavelanet qui se « referme » par miracle deux jours avant les prises de vue, et, surtout, plus miraculeusement encore, un dossier de subvention qui « se perd » au Conseil Régional...
Venez assister nombreux à cette projection et au débat public qui sera certainement riche d'exemples sur ces élus d'un autre âge qui maltraitent la nature, les femmes, les enfants, les ours, la culture, et même l'art, et les artistes... À Arbas, ce vendredi 24 juillet 2009, à 21h30, « No Pasaran », une comédie pour tout public, avec Élodie Navarre, Cyril Lecomte, Murray Head, Rossy de Palma, Bernard Blancan... tarif unique à 3 €uros.
Jérôme HOTTA
Entretien avec François Arcangéli, Maire du village "martyr" d'Arbas...
| François Arcangéli, le maire du village "martyr" d'Arbas ©PierreBarat |
LPJ : Bonjour François Arcangéli, et merci de nous accorder cet entretien dans le cadre de la diffusion « plein air » dans votre commune d'Arbas, ce vendredi 24 juillet 2009, à 21h30, du film « No Pasaran » qui vient de sortir en exclusivité régionale dans tout le grand sud-ouest.
Vous avez vu ce film, entièrement tourné dans le Parc Naturel Régional de la Haute-Ariège, lors de son avant-première à Saint-Gaudens le 23 juin... À titre personnel, qu'en avez-vous pensé ?
François Arcangéli : " J’ai eu le plaisir d’être invité pour l’avant première qui a eu lieu fin juin à Saint-Gaudens, en présence des réalisateurs Caussé et Martin et de l’actrice principale du film Élodie Navarre. J’ai beaucoup aimé. J’ai beaucoup ri aussi. Ce film traite par l’humour de sujets plus profonds et nous renvoie à ce que nous sommes et à ce que nous voulons faire de nos vallées."
LPJ : Vous vous êtes longuement entretenus avec les deux réalisateurs, Eric Martin et Emmanuel Caussé. Pensez-vous que la diffusion de leur oeuvre dans votre commune, suivie d'un débat public, puisse enrichir positivement le débat nécessaire sur le massif pyrénéen, voire, plus prés de nous, sur le Pays de Comminges ou le Parc Naturel Régional ?
François Arcangéli : " J’aime d’abord l’idée de pouvoir faire venir dans nos villages toutes les formes de culture, une « biodiversité culturelle » en quelque sorte ! Nous avons la chance à Arbas de bénéficier d’une offre culturelle très riche et très variée : en quelques jours, festival de théâtre, chœur de Crimée, cirque, projection de documentaires, concert des Be-Bop, 31 notes d’été… et projection en plein air de « No Pasaran », il y en a pour tout le monde !"
"J’aime aussi porter le débat et faire réfléchir, un peu comme nous avions fait avec « Home », le film d’Arthus-Bertrand. « No pasaran » est bien évidemment beaucoup moins grave, moins sérieux mais après avoir bien ri, je crois que l’on ressort du film avec quelques questions…"
"Et quand on est un élu local comme moi, la question centrale reste de savoir ce que l’on veut faire de ce territoire, comment le développer, comment créer de l’activité et de l’emploi, comment préserver nos richesses aussi… et pourquoi l’action politique n’est malheureusement pas toujours au service de l’intérêt général."
"Les ariégeois ont su créer un Parc Naturel Régional, pas nous. On sait pourquoi. Le Pays de Comminges ne fonctionne pas, on sait pourquoi. On assiste régulièrement à la fermeture d’entreprises ou de services publics, mais on ne voit pas émerger d’alternative, de perspective nouvelle, et les rares projets qui se présentent se font souvent « flinguer »."
"C’est un problème de fond. Les élus fonctionnent avec des logiciels périmés. Comme ces projets d’autoroute qui germent ici ou là : l’exemple du Béarn a pourtant montré à quel point, plutôt que de favoriser le développement, ces équipements « tuent » les vallées !"
LPJ : Votre commune a été mise à sac le premier avril 2006 par 200 à 300 chasseurs et éleveurs anti-ours membres de l'ASPAP, une association soutenue financièrement par le Conseil Général de l'Ariège et son Président, socialiste, Augustin Bonrepaux. Votre famille et vous-même avaient été menacés de mort. Pensez-vous, en tant qu'élu du peuple, que ces pratiques soient dignes d'une République ou d'une Démocratie qui se respecte ? Quelles ont été les conséquences de ces exactions sur votre engagement politique ?
François Arcangéli : " Cela a été un très mauvais moment. Avec du recul, on sait qui était derrière et pourquoi. Ma position sur ce dossier n’a jamais été autre que l’application de toutes les lois et de tous les traités internationaux qui ont été votés et signés depuis plus de trente ans, notamment par ceux qui s’y opposent aujourd’hui."
"Si je peux comprendre que l’ours pose des problèmes à certains éleveurs, il faut raison garder et rien ne justifie les violences ni les positions les plus extrêmes."
"L’ours est une chance pour nos vallées : d’abord parce qu’il fait partie intégrante de notre patrimoine naturel et culturel et qu’aucune stratégie de développement ne peut exister en niant sa propre culture, ensuite parce que la protection de notre environnement que l’on porte au travers de l’ours est une marque de modernité qui favorise notre développement : les pays autour de nous en ont fait la démonstration, un nouveau projet pour les Pyrénées est possible."






